NR – Kilomètre de Paris-Tours : le paradis des sprinteurs en herbe

Cinq championnes de France sur six finalistes chez les cadettes en 2018.

Le Kilomètre de Paris-Tours a pris la place de ce que l’on appelait jadis la « réunion d’attente » de la classique des feuilles mortes, une épreuve destinée à faire patienter le public entassé le long des barrières dans la dernière ligne droite, en l’occurrence l’avenue de Grammont.
Paris-Tours est réputé comme étant la chasse gardée des routiers-sprinteurs, ce Kilomètre qui précède l’arrivée des pros depuis 1995 est bien dans le thème du jour. L’épreuve est une idée d’Albert Bouvet – cadre de la Société du Tour de France, future ASO, vainqueur à Tours en 1956 –, qui se désespérait de ne voir aucun Français lui succéder au palmarès. Il souhaitait ainsi que des sprinteurs se révèlent en attendant de s’imposer sur le grand rendez-vous.
De futurs grandsEn tout cas, à défaut de futurs vainqueurs, le Kilomètre aura permis de faire connaissance avec des garçons qui depuis tiennent ou ont tenu les premiers rôles parmi les sprinteurs français et internationaux, sur route ou sur piste. Les routiers Bryan Coquard, Marc Sarreau et Lorenzo Manzin ont triomphé en Touraine. Mais ce sont plus souvent des pistards qui dictent leur loi, à l’image d’Arnaud Tournant, François Pervis, Quentin Lafargue et dernièrement Melvin Landerneau, en 2013, 2014 et 2015, ou encore Rayan Helal, en 2017, tous devenus champions du monde ensuite.
Dimanche, vingt équipes de département ou de comité sont attendues. Elles seront composées de quatre coureurs : deux garçons (un cadet, un junior) et deux filles (une cadette, une junior). Car la grande innovation dans l’histoire de l’épreuve, c’est l’entrée des filles en 2018. Toute l’élite de la piste au féminin était au rendez-vous l’an dernier et l’on a pu voir dans la finale des cadettes une chose inouïe : la présence de cinq championnes de France parmi les six finalistes ! Un vrai bouquet de maillots tricolores, dont celui de la Paloise Maitena Aguer, finalement première. Chez les juniors filles, Victoire Berteau s’était distinguée par l’aisance avec laquelle elle triompha sans exception de toutes ses manches et de la finale.
Rappelons que depuis quelques années, l’épreuve est devenue une course par équipes. Il n’existe officiellement plus de classement individuel. En 2018, c’est la Nouvelle-Aquitaine qui avait triomphé, devant les Côtes-d’Armor.

Quelle équipe pour le 37 ?

L’Indre-et-Loire sera dans la course dimanche, représentée par Léonie Hérissé (Guidon du Crochu), Anaïs Juigné (PL Paul-Bert), Benjamin Audouys (AS Montlouis) et Simon Felgueiras (UC Amboise-Nazelles).

Article de la Nouvelle République